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Par Serge Simard Télé-réalité : rien ne se perd, tout se recrée ! |
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Dimanche le 7 Septembre, 2003 Monsieur SS n’est pas content-content. Pour une rare fois, il est parfaitement en accord avec l’hermétique mais non moins probante opinion de Denise Bombardier en rapport au texte qu’elle signe dans LE DEVOIR de ce week-end : réalité oblige ! Mes enrubannements phraséologiques ne sont que vétilles en comparaison au style « bombardien ». Cependant, rendons à Denise ce qui est à madame B, sa livresque tirade est juste et pleinement éclairée. En prélude, elle flagelle : « …c'est une erreur des sens abusés d'imaginer que ce genre télévisuel n'influence que ceux qui le regardent. La confusion entre la réalité et la fiction propre au système audiovisuel a atteint son apogée. » Quel baume que de croire que nous avons atteint l’apogée, je veux bien quoique je ne miserais pas un huard terni là-dessus ! Selon ma personnalité «nostrad’abuse », le Québec ne fait qu’amorcer cette lame de fond planétaire. Attendez-vous à pire. Je ne mentionnerais que le futur co-animateur de Facteur De Risques (Fear Factor) Benoît Gagnon qui répétaient inlassablement cette semaine : «…y aura pas de bébittes qu’on mange cette année mais si on nous le demande, y en aura l’an prochain… ». Traduisons librement cette inutile hypocrisie par : « …on a décidé d’y aller à petites doses pour se garder du jus (de larves) pour les prochaines saisons… ». L’omniprésence de la télé-réalité est malheureusement là pour rester et ce n’est pas la langue de bois du contreplaqué vice-président de Radio-Canada Daniel Gourd qui y changera quelque chose. Monsieur Gourd se goure en prêchant que les émissions réalité ne cadrent pas dans le mandat de la société d’état. Et École de Danse ou Marché Jean-Talon alors ? De la science-fiction de petites légumes sur un fond de salsa peut-être ? Denise Bombardier qui épargne sa paroisse en déclamant : « Alors peu leur chaut que les chaînes privées francophones programment cet automne des émissions du genre Loft… » ne le réalise sans doute pas à sa juste mesure mais son talk-peep-show n’est pas à l’abri d’un certain voyeurisme. Certes, le ton de ses entretiens n’est jamais maladroit et la mesure ne sombre aucunement dans la vulgarité, n’empêche que de fouiller dans le passé tortueux de l’enfance d’une Lise Dion, par exemple, n’a pas de quoi ennoblir la masse ! Désolé Denise, fallait que je vous le dise ! Et je vous préviens à l’avance, je n’ai pas peur de la confrontation sauf que, et si vous le voulez bien, cela se fera « off-camera » ! |

