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Par Serge Simard
Il existe certains débordements médiatiques. Rien de nouveau sous Galarneau, me direz-vous. Sauf que cette semaine, la débâcle de la controverse a emportée la petite maison blanche de Charlemagne.
Vous aurez compris que je vous parle de l’affaire Angélil vs Radio-Énergie, bombe ayant éclatée le sept septembre. J’aimerais spécifié derechef que la loi de la jungle est, plus souvent qu’autrement. La reine dans l’arène du showbusiness et que plus que partout qu’ailleurs, le dicton du –parlez-en en bien ou en mal mais parlez-en - s’applique et s’explique dans ses généralités.
Ainsi, lorsque que René Angélil est sorti de sa table de jeu pour poursuivre la gang des Grandes Gueules à propos d’une hideuse et infâme parodie du dernier « single » de sa prothésée, je me suis drôlement méfié…
Évidemment, toutes les télés ont repris à leur manière le sulfureux scandale. Au GRAND JOURNAL, Jean-Luc nous a offert en exclusivité un extrait de 20 secondes, en nous spécifiant que nous serions en mesure de faire notre propre verdict. Foutaises! Mongrain, comme le reste de nos rapporteurs officiels, était complètement dans le champ. Ce n’est pas tant le fait que les instigateurs Gaudet et Tessier endossent le fait que Céline Dion pue des pieds qui enrage Angélil mais bien que l’on porte atteinte à son intégrité morale, légale et… sexuelle!
Les paroles omises et qui font toute la différence dans le poids de la justice sont les suivantes : « quand j’avais seize ans, y était mon amant… on couchait ensemble dans l’dos d’maman… »
René a donc largement raison de s’insurger! Quelqu’un ayant le cumul de plus que deux fois l’age adulte et ayant des rapports sexuels avec une mineure s’appelle un pédophile. Ce comportement est criminel. Allait-il laisser cette calomnie se propager sur les ondes sans riposte? Bien entendu que non, voilà donc le pourquoi de l’histoire. Histoire flouée par nos transmetteurs télévisuels.
Qu’on me comprenne bien, je peux facilement admettre que Celle-In (mais de moins en moins selon certains) puisse irriter bien du monde. Que de rire de ses frasques à dos de chameau soient exutoires et, par ce fait, légitimes.
À ce propos, dans sa réplique officielle lors d’une poursuite antérieure qui concernait le coloré Michel Girouard, ce dernier explicitait son opinion dans un tout autre contexte en déclarant : « Mais il est connu que Monsieur Angelil aime s'inventer des scénarios comme celui où il laisse entendre que sa femme Céline Dion est un "monument" pour la Communauté gaie et lesbienne, ce qui n'est pas tout à fait exact. Céline a toujours ou presque été portée au ridicule par le milieu gai de la francophonie internationale. ».
En grande partie, le potineur aux journaux et cheveux jaunes a raison. L’artiste a beau être adulée par la moitié de la planète, elle est aussi décriée par le 50% qui reste! C’est, comme on dirait, la pénible rançon de la gloire. Si I’M ALIVE est devenu A M’ÉNARVE pour les mauvais garnements de la station FM, rassurez-vous : A MOURRA PAS de d’ça!
N’empêche que le gérant-mari-protecteur avait raison de s’offusquer. Cette fois-ci, le « give and take » de l’entertainment n’a de toute évidence pas fonctionné. Et le titanesque secret de cet impair est demeuré dans le fond de la cale.
Sauf que maintenant, l’épave est renflouée. Et que pour ne pas commettre l’erreur que je reproche à nos valeureux journalistes syndiqués, je vous invite à faire votre devoir en écoutant l’intégral de l’œuvre pestiférée ici . Si vous vous rendez au dernier couplet, vous aurez enfin la preuve de ce que j’avance. Ce deus ex machina vocal est d’autant plus à déplorer que tout ce qui précède l’odieuse calomnie est dans l’ensemble plutôt réussie. Je vous laisse (et ce n’est pas une litote) seul juge et parti…
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